L’histoire derrière l’histoire

Aouma Sutra, comme toute histoire, est né à partir d’une idée. Je voulais écrire une histoire et pour cela, je trouvais que la collaboration d’un co-auteur serait beaucoup mieux. J’ai essayé de développer une relation en ce sens mais sans y réussir.

Décembre 2000. Rencontres familiales et réjouissances de Noël. Cette idée de roman me tracassait. J’en parle avec mon frère, Sylvain, et il était plus qu’intéressé à y participer. Dès le mois suivant, nous nous rencontrons presque tous les jours. Nous travaillons à élaborer les idées principales, puis nous les mettons sur un déroulement temporel. Nous faisons les liens et notre canevas s’est ainsi bâti en 3 mois pour le premier tome: L’expérience mystique. Nous continuons le processus et 2 autres suites sont nées. Nous avons donc sous la main la structure d’une trilogie. L’idée première était d’en faire une télésérie, mais le refus de la part d’une productrice de ma connaissance a remis en question ce projet. La raison était le coût énorme d’une telle production. Nous entamons alors la seconde étape, en faire un roman. Comme la seule limite du lecteur est l’imagination, on a mis de côté les restrictions budgétaires (autocensure faite en ce sens) et on a foncé. Pour ma part, j’ai découvert tout un monde, différent, créatif et beaucoup plus puissant que celui du cinéma dans lequel j’ai baigné pendant plus de 25 années. Ce fut une révolution pour moi, celle du pouvoir des mots.

L’écriture d’un roman est toujours exigeante. Dans ce cas-ci, le style fut long à trouver. Après avoir réécrit le premier chapitre au moins 3 fois, étendu sur plusieurs mois, j’ai fini par poursuivre l’écriture et continuer en me disant que je reviendrai en arrière pour peaufiner le style. Comme je faisais cela à temps partiel, cela a pris plusieurs années avant de terminer une première version, travail oblige… il fallait apporter du pain sur la table.

Juillet 2012. Je termine enfin une première version. Mon frère en a fait la lecture et m’a donné ses commentaires. Cela demandait une révision complète du manuscrit, couper une bonne quantité de pages et ajouter des personnages afin de donner un sens plus réel et véridique à l’histoire. À cela s’ajoutait quelques autres années de travail. J’ai appris qu’il valait mieux mettre le temps de bien terminer un travail que de bacler en se précipitant. Comme je croyais en l’idée et qu’avec le temps, le roman avait pris une toute autre allure, je voulais continuer en ce sens.

Septembre 2015. Je termine la deuxième version du roman. Je recrute quelques relecteurs, et leur envoie cette deuxième version d’où sera corrigée/ rectifiée/ modifiée la troisième version. Je me suis donné jusqu’au mois de juin de l’année suivante pour terminer cette dernière version.

Juin 2016. Ma date de tombée. Je dois apporter la touche finale au roman. Plusieurs transformations sont arrivées suite aux commentaires des relecteurs. La principale ayant été de faire une séparation concrète entre les différents chapitres. Je décide donc de les renommer « livres » (faisant référence aux 8 livres de l’Octateuque), et les chapitres deviennent de petites sections d’environ une dizaine de pages, permettant au lecteur de souffler. Cela a aussi nécessité de couper environ une cinquantaine de pages et d’enlever plusieurs éléments et caractères n’ayant pas un rôle suffisamment concret pour faire évoluer l’histoire. Tout de même… plus de 75 personnages évoluent sur l’Europe, l’Asie, les 3 Amériques et l’Afrique en plus des  continents « perdus » de la légendaire Atlantide et le continent de Mu, tous ayant des liens plus ou moins étroits développés au cours de leur cheminement sur la planète.